Lettre
d’information des « Douze » conseillers municipaux
Bulletin N°
1 : Les Finances
Madame,
Monsieur, chers Plandalennes et Plandalens,
Depuis plusieurs semaines notre commune connait la propagation d'échos non fondés ou erronés, notamment sur une présumée hausse des impôts locaux, cette désinformation a connue son « apogée » samedi 24 janvier par un petit rassemblement public devant la mairie.
Une telle
agitation nous laisse perplexes, elle aurait été plus bénéfique dans les années
passées pour contenir les dépenses publiques et maintenir un taux d'imposition
raisonnable.
Car les
donneurs de leçons d’aujourd’hui sont les conseillers d’hier.
L'ancienne municipalité a porté nos impôts locaux au
taux le plus élevé pour notre strate (catégorie de villages de notre taille)
par une hausse conséquente des bases d’imposition et la fixation de taux
d’imposition élevé de la taxe d’habitation et la taxe foncière.(*).
Avant même d'être élus nous savions que les finances communales seraient le point critique, mais nous ne connaissions pas l'ampleur de la situation !
La commune
est positionnée administrativement en « situation
d’alerte » depuis l’année 2006 à partir de rapports financiers établis
par la Trésorerie de St Maximin.
L’analyse
financière 2012/2013 constate notamment :
- Une
très forte dégradation de la capacité d’autofinancement. Les dépenses de
fonctionnement augmentent plus vite que les recettes.
- Un
encours de la dette très élevé. La dette moyenne actuelle par habitant dans le
Var s’élève à 546 €. La nôtre est de 868 € (en 2013 le montant de notre
dette hors assainissement est de 1 383 000 €).
- Une
trésorerie tendue. Nous avons des difficultés à honorer les factures.
Sur ce dernier point notre commune présente de plus une situation très préoccupante avec des lignes de trésorerie à court terme « découverts bancaires» s'élevant à 600 000 euros négociées et déjà utilisées par l’ancienne municipalité, soit :
- une facilité
de caisse de 250 000 € (découvert actuel des comptes)
- un prêt
bancaire de 350 000 € (échéance
renouvelée tous les six mois) qui a été consenti à partir de "promesse de vente" d’un terrain communal.
A ce jour le
promoteur ''promettant'' n'a toujours pas honoré sa proposition qui date de
décembre 2011 pour la raison de non ventes des parcelles.
Dés que la
commune aura conclu cette transaction, les fonds dégagés ne serviront qu'à rembourser
une partie de notre dette. A ceci il faut ajouter également le coût financier
des intérêts dus et versés chaque année aux banques.
Au sujet de
la présumée hausse des impôts afin d’augmenter les recettes de la commune,
la solution serait insuffisante. « Compte tenu de la pression fiscale
élevée, les marges de manœuvre sont réduites sur les taux »(*)
Afin de
rééquilibrer les comptes il n'y a pas de solution miracle, la gestion communale
fonctionne comme un budget familial, il faut être extrêmement vigilants sur nos
dépenses. Nous devons réduire les coûts au maximum, freiner voire annuler les
investissements non indispensables, et maîtriser ceux qui sont obligatoires à
la vie communale.
C'est dans
ce sens que nous tentons d'orienter la politique économique du Maire, présenté
comme une victime par l’opposition, nous accusant même d’être des manipulateurs
(Cf Blog Les Voix du Plan d’Aups-Association
loi 1901).
Dans un
premier temps, l’adjointe déléguée aux Finances a, à plusieurs reprises, a tenté
d’alerter le Maire sur l’état des finances et sur la nécessité d’y travailler
sérieusement. En réponse, pour ses propres raisons, le Maire lui a interdit
l’accès aux données financières et n’a jamais
convoqué de commission des finances. Devant ces entraves répétées et la
situation perdurant (de juillet à décembre 2014), elle a présenté, au Préfet du
Var, sa démission de la fonction d’adjointe aux finances par un courrier
relatant tous les problèmes. Elle reste conseillère municipale et vous assure
de sa motivation et de son engagement dans le projet de redressement des
finances de la commune.
Nous, la
majorité du Conseil Municipal, avons dès notre élection proposé de ne pas
verser d'indemnités aux élus, cette proposition a été vivement refusée par le
Maire, c'est chose réparée depuis le dernier conseil municipal avec le retrait
des indemnités de fonction du Maire et des adjoints.
Nous, la
majorité du Conseil Municipal, avons décidé de maîtriser les dépenses dans une
transparence de la gestion quotidienne, cette politique de rigueur n'a pas été
acceptée par le Maire, c'est chose réparée depuis le dernier conseil municipal
avec le retrait d'une partie de ses pouvoirs.
Afin
d’obtenir l’inscription par le Maire de ces délibérations à l’ordre du jour du
Conseil municipal, il a fallu toutefois passer par un recours auprès de
Tribunal Administratif. Le Conseil a été tenu le 16 janvier 2015, cette
procédure a permis de renouer avec un semblant de démocratie dans la vie
municipale.
Vous remerciant pour le temps
consacré à cette lecture et espérant vous avoir apporté quelques réponses au
sujet de la vie communale, nous vous ferons prochainement parvenir un bulletin d'information
n° 2.
Les conseillers municipaux de la
majorité.
Brigitte ALZEAL - Nathalie AUDOUARD -
Jérôme CARTERI - Florence GRANIER - Valérie LÖFDAHL - Patrice MONTIEL - Jean
PAPERA - Christophe PIROLLEY - Gilles RASTELLO - Paulette ROLAND - Nadine
SCOTTO DI CARLO - Serge SENABRE
(*) Source : Rapport d’analyse financière de la
commune de Plan d’Aups – Trésorerie de Saint Maximin – Centre des Finances
Publiques.
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